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Le riz à Madagascar : plus qu’un plat, une vraie identité

 À Madagascar, le riz ce n’est pas juste ce qu’on mange… c’est ce qu’on est. Il est là, matin, midi, soir. On ne dit pas « Qu’est-ce qu’on mange ? », mais plutôt : « Aiza ny vary ? ». Parce que sans riz, le repas n’a pas vraiment commencé.

Dans les rizières, les gestes se transmettent en silence. De génération en génération, les cultivateurs perpétuent un savoir-faire ancien, fait de patience, de boue, de sueur, mais surtout d’amour pour la terre. Pour beaucoup de familles rurales, le riz est un gagne-pain. Une richesse discrète mais vitale.

Et même en ville, où on n’a parfois jamais vu une rizière de près, le lien reste fort. Le riz, c’est la marmite qui chauffe à l’aube, les souvenirs d’enfance, les odeurs familières qui remontent en un clin d’œil.

Chaque région a ses variantes : vary amin’anana, vary sosoa, vary amin-dronono, vary amin-kitoza... Et toujours ce fameux ranovola, l’eau de riz grillé qu’on boit avec nostalgie après le repas.

Le riz, c’est aussi une mémoire collective, une fierté, un ancrage. C’est ce goût qu’on cherche même quand on est loin du pays. Parce qu’un bol de riz bien chaud, ça réchauffe plus que l’estomac : ça touche le cœur.



Nina RALAMBOARISON

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