Header Ads

Le letchi, ce petit fruit qui unit tout un pays

À Madagascar, quand les premières pluies tombent et que l’air se charge d’humidité, on le sent tous : le letchi arrive. Ce petit fruit rouge, juteux et sucré, c’est bien plus qu’un fruit. C’est le goût des fêtes, des marchés remplis, des retrouvailles en famille.
C’est un rendez-vous qu’on attend toute l’année.

Sur la côte Est, les grappes de letchis illuminent les arbres de Manakara, Toamasina, Farafangana… On grimpe, on cueille, on remplit les paniers dans la bonne humeur. Dans les marchés, les montagnes de letchis attirent les foules : ça sent bon, ça colle aux doigts, et on croque sans attendre.

Même ceux qui n’en cultivent pas ont les yeux rivés sur les étals. Tout le monde veut son panier du dimanche, son kilo à partager. À l’étranger, les Malgaches guettent les colis venus de loin, froissés mais chargés d’amour. Parce qu’un letchi de Mada, ça n’a pas d’équivalent.

Mais ce fruit-là, c’est aussi du mouvement : il fait rouler les camions, tourner les ports, embaucher les saisonniers. Il donne du travail aux mains rapides, il nourrit des familles, il fait vivre une économie saisonnière…
Le letchi ne parle pas, mais il fait parler tout le pays.

Quand on mord dedans, c’est un goût de soleil, un éclat d’enfance, une douceur qu’on n’oublie pas. Rouge dehors, tendre dedans, le letchi, c’est l’équilibre parfait entre force et tendresse.

Et quand la saison se termine, il nous reste un goût sucré sur la langue… qu’on attendra un an pour retrouver.



Nina RALAMBOARISON

Aucun commentaire

Fourni par Blogger.